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Sunday, 27 November 2016
Trouver un endroit où dormir en France

Une des questions récurrentes en camping car est : où dormons nous ce soir ?
Avec l'habitude, vous trouverez facilement.
Si comme moi vous n'êtes pas d'un naturel peureux, le plus souvent vous ferez du camping sauvage, sinon vous irez dans des endroits prévus pour le camping car et le plus souvent payants.
Quelques pistes pour le camping sauvage
Quelques règles de bon sens :
- respectez la règlementation
- respectez la charte du camping cariste
- quand il y a plus de 5 camping car stationnés, fuyez ! de nombreuses personnes ont l'instinct grégaire ce qui est très mal vécu par les riverains
- demandez si votre stationnement pose problème (s'il y a lieu)
En ville, visez une rue calme dans un quartier chic (évitez les banlieues chaudes où vous risquez d'avoir des ennuis). Je rappelle qu'un camping car étant assimilé à un véhicule, on peut dormir là où les voitures ne sont pas interdites la nuit, à la condition expresse de ne rien avoir d'apparent qui indique que l'on campe : linge à la fenêtre, table et chaises sur le trottoir, vérins de stabilisation etc...
Hors saison il est facile de s'arrêter dans un port, ou dans une ville. Même en haute saison dans les villages peu fréquentés, visez le parking de la place de l'église, ou du cimetière, ou du complexe sportif, ou de la salle des fêtes.
Mais il est interdit de stationner à moins de 500 m d'un site historique (sauf en campagne).
Hors ville ou village c'est relativement facile :
- Les sites touristiques (châteaux, grottes etc...) ont très souvent un parking proche ; y passer la nuit est rarement interdit
- en montagne, c'est possible très souvent en haut des cols, et au départ des télésièges
- visez les départs de circuits de randonnées, il y a presque toujours un parking au pied (ils sont indiqués sur les cartes touristiques, et dans les guides de randonnées ; pour ma part j'ai le logiciel Iphigénie sur ma tablette qui permet de télécharger des cartes IGN pour une durée de 1 an
- au coeur des forêts il y a souvent des clairières et parfois des parkings
- le long des canaux, près des maisons des éclusiers
- de nombreux restaurants ont leur parking
- sur les autoroutes, il y a de plus en plus d'aires de service/aires de repos ; une carte Michelin spécifique les répertorie
Pour un stationnement sans services mais sécurisé, adhérez à l'association FRANCE PASSION ; environ 2000 agriculteurs et viticulteurs de France vous accueillent sur leur domaine pour un prix annuel modique ; vous recevrez une carte de France et un guide des haltes nocturnes ; vous n'avez aucune obligation d'achat, juste d'être poli. Ce type d'association existe aussi à l'étranger, mais avec un réseau d'adhérents moins dense.
Pour ne pas faire de camping sauvage
C'est le plus facile si vous avez la boite à outils spécifique (pour la France seulement ; je ferai un article spécifique pour l'étranger) :
- un GPS avec la carte de France ou d'Europe
- une carte de France avec d'un côté les points où camper, et au dos l'adresse du point (ce type de carte est livrée gratuitement en Février chaque année par la revue Camping car magazine notamment
- un guide annuel des campings et aires de services vendu par internet sur les sites de revues de camping car ; vous avez aussi les guides Michelin
- si vous maîtrisez votre GPS : les POI des campings et aires de service
- votre livre de bord qui vous indique vos coins préférés par département
Nous avons la chance en France d'avoir le réseau d'aires de services le plus étendu d'Europe, ainsi que de nombreux campings privés ou publics (gérés par les mairies).
Si vous ne maîtrisez pas votre GPS
Identifiez le lieu où vous êtes, prenez la carte de France et identifiez un point de campement proche ; vous pourrez avoir plus de détails sur les prix et les services offerts dans le guide.
Il suffit alors d'indiquer à votre GPS l'adresse du lieu choisi.
Pour trouver un point de campement proche, si vous avez un smartphone Android, utilisez le logiciel PARK4NIGHT.
Pour trouver un point de campement proche, si vous avez un smartphone Android, utilisez le logiciel PARK4NIGHT.
Si vous maîtrisez votre GPS
Indiquez à votre GPS d'aller vers le POI le plus proche (camping ou aire de service).
Le POI n'indique pas les services offerts ; si c'est indispensable, se référer au guide.
Vous pouvez utiliser les POI du site PARK4NIGHT.
Vous pouvez utiliser les POI du site PARK4NIGHT.
Nota : je regrette que les guides ne fournissent pas toujours le point GPS du lieu, mais uniquement son adresse ; de même on ne sait jamais si on aura de la 3G ou plus pour une connexion à internet (vous vous en foutez, pas moi -)
En ce qui me concerne
Je fais beaucoup de camping sauvage, et je fréquente les aires de service quand il y a peu de monde et que le site me plaît (j'aime les beaux paysages) ; je fais des entorses à cette règle pour visiter de belles villes.
Une fois par quinzaine, pour recharger à fond les batteries, je passe une nuit en camping (il y a rarement des bornes électriques individuelles sur les aires de service).
Le camping est plus cher, mais il y a plus de place par véhicule ; en le choisissant bien, j'ai de la verdure, une vue.
Pour visiter une ville touristique, je choisis un village situé à 5 à 10 kms de la ville à visiter et possédant une aire de service ; même en pleine saison (Juillet et Août), je trouve toujours de la place.
En Juillet et Août, j'oublie la mer sauf les endroits moins touristiques (exemple : le département de la Manche), et je choisis la montagne paradis du camping sauvage et des randonnées pédestres.
Chaque soir, je détermine le programme d'activités du lendemain puis je choisis 3 sites de campements possibles (sachant que pour le camping sauvage, c'est arrivé sur place que l'on sait si c'est possible).
Pour visiter une ville touristique, je choisis un village situé à 5 à 10 kms de la ville à visiter et possédant une aire de service ; même en pleine saison (Juillet et Août), je trouve toujours de la place.
En Juillet et Août, j'oublie la mer sauf les endroits moins touristiques (exemple : le département de la Manche), et je choisis la montagne paradis du camping sauvage et des randonnées pédestres.
Chaque soir, je détermine le programme d'activités du lendemain puis je choisis 3 sites de campements possibles (sachant que pour le camping sauvage, c'est arrivé sur place que l'on sait si c'est possible).
Voir aussi mon article : tout sur les POI
Tuesday, 22 November 2016
Pourquoi donner un prix à lenvironnement Quelques exemples dapplications quotidiennes
Donner une valeur monétaire à l'environnement ressemble à un exercice futile et abstrait, voire dangereux. Pourtant mettre un chiffre sur l'utilisation ou la préservation d'un actif environnemental n'est pas l'apanage des économistes désœuvré et des capitalistes amoraux. C'est quotidiennement que nous donnons une valeur à notre environnement et cette démarche qui nous est familière est indispensable au bon fonctionnement de notre système économique.
L'évaluation de l'environnement dans la vie quotidienne
Prenons un exemple : lors de vos prochaines vacances, êtes-vous près à payer plus cher une chambre d’hôtel avec vue sur la mer ? Si oui, c'est bien que vous donnez une valeur économique à cette proximité de la côte a une valeur économique. Et vous accepteriez sans doute de payer un supplément différent pour une vue sur la mer si la côte en question se situe au Havre ou à Porquerolles, c'est donc que vous attribuez une valeur différente à un environnement différent.
Dans le cas précédent, vous payez pour la jouissance d'un actif environnemental (voir la mer). La valeur que vous donnez à l'environnement est une valeur d'usage.
Même si cela peut paraître abstrait, nous attribuons aussi souvent à l'environnement une valeur de non usage, c'est-à-dire que nous sommes près à payer pour quelque chose que nous n'utilisons pas directement.
Par exemple, si vous choisissez de payer plus cher pour acheter un produit issu de l'agriculture biologique, que payez-vous ? Consommer des produits d'origine biologique plutôt que des produits ordinaires ne vous apporte rien : les bienfaits pour la santé sont incertains et vous n'avez sans doute pas l'intention de visiter ou de profiter d'une quelconque façon de surfaces agricoles que vous aidez à faire sortir de l'agriculture intensive.
La différence de prix que vous acceptez de payer pour avoir un produit bio au lieu d'un produit normal reflète essentiellement la valeur que vous attachez à des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement.
| Choisir de payer plus pour un produit issu de l'agriculture biologique c'est donner une valeur à la préservation de l'environnement |
Donner une valeur à l'environnement : une nécessité économique et politique
Si dans notre vie quotidienne l'évaluation de l'environnement est en générale positive -elle porte sur la jouissance ou préservation d'un actif environnemental- l'enjeu économique est le plus souvent de donner une valeur à une dégradation de l'environnement. Pourquoi ? Parce que sans ça cette dégradation serait considérée comme gratuite.
Reprenons l'exemple de l'agriculture biologique. Vous acceptez de payer plus pour un produit respectueux de l'environnement. C'est bien, mais c'est stupide. C'est le produit le moins respectueux qui devrait être plus cher parce que son prix devrait refléter les atteintes à l’environnement qu'a entraîné sa production et les coût qu'il fait peser sur la société. S'il est moins cher c'est uniquement parce qu'il profite d'une faille de l'économie de marché, les fameuses externalités, et surtout d'une faillite politique. C'est en effet l’État qui devrait faire porter le coût des dégradation de l'environnement sur leurs auteurs. Mais pour cela, encore faut-il être en mesure d'évaluer ce coût...
Vous n'êtes pas d'accord ? Quelque chose n'est pas clair ? Dites le dans les commentaires.
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Tuesday, 15 November 2016
Comment mettre un prix sur la nature Méthodes pratiques dévaluation monétaire de lenvironnement
La valeur que nous accordons à l'environnement est complexe et peut avoir de multiples origines. Dans certaines situation, il est pourtant indispensable de traduire cette valeur en une somme d'argent : A combien estimer les dommages et intérêts dus en cas de pollution ? Quel est le juste prix d'une ressource naturelle ? On parle alors d'évaluation monétaire de l'environnement.
| Comment évaluer le montant des dégâts causés à la côte californienne par l'explosion de Deepwater Horizon en 2010 ? |
Donner un prix à l'environnement n'est jamais simple : quelques exemples
Fruits et légumes, gibiers ou viande d'élevage, matières premières... nous payons quotidiennement des biens issus de notre environnement. Est-ce que cela signifie que l'on sait leur donner un prix ? Non : le prix affiché correspond généralement soit à la rémunération du travail et du capital nécessaire à la mise à disposition de ces biens (extraction, transport...) soit à une une logique d'offre et de demande, en général il ne prend pas en compte les impacts sur l'environnement : épuisement des ressources et des sols, consommation d'eau, pollution... Tout cela est presque toujours considéré comme gratuit.
Un autre cas simple en apparence illustre cette difficulté : l'évaluation des dommages suite à une catastrophe environnementale.
On pourrait être tenté de dire que la valeur du dommage correspond au cout de la remise en état, par exemple le coût d'une marée noire serait égal au coût du nettoyage des plages. Cette logique pose cependant deux problèmes. Premièrement elle suppose que le dommage est toujours réparable. Ensuite, il peut y avoir débat sur les limites de la remise en état : d'un point de vue économique on peut considérer que celle-ci s'arrête lorsque le coût marginal de la dépollution dépasse le coût marginal de la pollution (c'est-à-dire lorsque dépolluer coûte plus cher que ça ne rapporte). Allez expliquer aux victimes d'une marée noire que leur bout de côte n'attire ni les touristes ni les pécheurs et que par conséquent le nettoyer ne rapporterait rien à personne...
Quelques méthodes pratiques d'évaluation de la valeur de l'environnement
Malgré ces difficultés, les économistes ont proposé de nombreuses méthodes pour évaluer la valeur d'un "actif environnemental". Il existe deux grandes familles : soit on observe le comportement des personnes concernées, soit on les interroge directement (la première étape est donc toujours de déterminer qui sont les personnes concernées, ce qui n'a rien d'évident).
Les principales méthodes basées sur l'observation sont les suivantes :
- L'évaluation des dépenses de protection ou de réparation : cette méthode est celle qui a été exposée dans le paragraphe précédent, l'idée est que le prix d'un actif environnemental est égal aux dépenses nécessaires à sa protection. C'est cette méthode qui a été utilisée pour évaluer les dommages crées par la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978.
- La méthode dose-réponse : en observant plusieurs situations semblables mais soumises à des dégradations différentes, on tente d'établir une relation entre les différents niveaux de dégradation et des coûts. On peut par exemple étudier le niveau de pollution de l'air et les dépenses de santé dans plusieurs grandes villes et de tenter d'établir un lien entre ces deux variables.
- La méthode hédoniste : on compare le prix que les consommateurs sont prêts à payer pour des biens semblables dans un environnement différent. Par exemple : pour déterminer la valeur de la mer on évalue la différence de prix entre deux appartements semblables mais dont un seul a une vue sur la mer.
- Soit sur le consentement à payer : la question posée est "combien seriez-vous prêts à donner pour..." (sauver les pandas, avoir des plages propres, etc.)
- Soit sur le consentement à recevoir : la question est alors "combien faudrait-il vous donner pour que vous acceptiez de..." (voir disparaître les pandas, avoir des plages souillées, etc.). Le consentement à recevoir n'est plus guère utilisé parce qu'il conduit systématiquement à des résultats plus élevés que le consentement à payer.
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Wednesday, 26 October 2016
Le changement climatique opportunité ou menace Demandons son avis à un homme préhistorique
A priori, une hausse de la température moyenne est plutôt une chose sympathique. Entre autres, on peut espérer réduire les dépenses de chauffage, accélérer la croissance des plantes (donc les rendements agricoles) et aller à la plage plus souvent.C'est d'ailleurs comme ça que le voyait Svante Arrhenius, le premier a avoir compris que l'utilisation à grande échelle d'énergie fossile allait faire augmenter la température moyenne de la planète.
En 1896, il calcule qu'un doublement de la concentration en dioxyde de carbone dans l'athmosphère conduirait à un réchauffement de 4°C (c'est à peu de choses près ce que prévoit toujours aujourd'hui le GIEC). Mais cette perspective ne l'inquiète pas particulièrement. D'autant qu'il savait déjà que le climat change naturellement : les archéologues du XIXe siècle avaient compris en analysant les restes d'animaux découverts sur des sites préhistoriques que la température avait changé significativement dans le passé - c'est d'ailleurs pour expliquer ces découvertes qu'Arrhenius s'intéresse à l'effet de serre.
Les variations climatiques du paléolithique supérieur et leur impact sur l'homme
S'il avait disposé des connaissances que nous avons actuellement sur sur les variations passées du climat et de leurs conséquences pour les premiers hommes, il aurait peut-être été un peu moins enthousiaste....
Lorsque les premiers hommes modernes débarquent en Europe, il y a environ 40.000 ans, ils y trouvent un climat a priori hostile : nous sommes en plein dans le dernier maximum glaciaire, une période de refroidissement global qui a culiminé il y a environ 20.000 ans, et la moitié nord de l'Europe est recouverte de quelques kilomètres de glace. Cependant cette période est ponctuée de rechauffements rapides et brefs. La température remonte alors pour atteindre des niveaux tempérés pendant quelques siècles. Ces anomalies sont connues sous le nom d'évenements de Heinrich et de cycle de Dansgaard-Oeschger et leur origine reste incertaine.
Question : comment se sont comportés nos lointain ancètres lorsque ces événements leur offraient pour quelques générations un climat tempéré ?
On peut répondre, au moins en partie, grâce aux progrès de la la datation au carbone 14 (notamment à la spectrométrie de masse par accélérateur) qui permet de dater précisément les vestiges et donc d'extrapoler les variations de population dans le temps. Et là, surprise...
Les premiers européens préféraient le froid...
Comme tout bon européen, nos ancètres sont allés se mettre à l'abri du froid en Espagne et dans le Sud de la France. Ils y resteront pendant toute la période glaciaire avec une population ne dépassant pas 40.000 individus (Van Andel et Davies, 2003).
Plus surprenant : les intermèdes tempérés ne permettent pas à la population de croitre. C'est même le contraire qui s'est produit : la fréquences des sites baisse nettement à chaque réchauffement (d'Errico, 2010). Les premiers européens semblent bien avoir préféré les périodes de basse température...
Les paléontologues expliquent ce résultat contre-intuitif par l'évolution de la végétation : nos ancètres étaient des chasseurs, grands consommateurs d'ongulés. Or ceux-ci se trouvent plus facilement dans les steppes, lorsque le climat se réchauffe, la steppe laisse place à une végétation plus dense, la chasse devient difficile et la population baisse.
Et à l'âge de bronze ?
Bon, vous me direz qu'il s'agissait de chasseurs dépendant très directement de leur environnement et qui n'avaient sans doute pas de connaissances techniques ou de structures sociales leur permettant de s'adapter à une variation du climat. Vous n'avez pas tort... Mais une société plus avancée garantit-elle un meilleurs résultat ?
Faisons un grand bond en avant pour arriver en 850 avant notre ère. A ce moment-là, l'Europe connait encore un changement climatique rapide : son climat devient plus frais et plus humide.
Au Pays-Bas, ce climat plus humide provoque une élévation rapide des nappes phréatiques : les plaines se tranforment progressivement en marais et en tourbières. Cette fois nos ancètres tentent de s'adapter : des fouilles ont montré queles habitants de Hollande Septentrionale, installés sur place depuis près d'un millénaire, ont modifié leurs techniques de constructions afin de surélever les habitations. Mais c'est insuffisant : les marécages continuant à gagner sur les terres arables, ces populations ont finalement été contraintes d'émigrer.
Mais pour d'autres l'effet a été positif : c'est le cas des scythes, un peuple nomade installé à l'époque en Sibérie centrale. Pendant que les agriculteurs européens peinent, eux connaissent un remarquable développement démographique et culturel et une extension vers l'Europe de l'est et du Sud-est (ce qui les fera entrer en contact avec les Grecs). L'explication de cet essor semble tenir encore une fois à la végétation : avec un climat plus humide, des zones semi-arides se sont transformées en steppes favorables aux herbivores, donc aux nomades (Van Geel, 2009).
Morale de l'histoire
Parmi une multitude d'autres, ces quelques exemples montrent à quel point il est difficile de prévoir les effets d'une variation du climat sur une communauté humaine. Seront-ils positifs ou négatifs ? C'est l'interaction entre, d'une part, les modifications physiques de l'environnement causées par un changement climatique et, d'autre part, les caractéristiques (économiques, sociales, politiques, culturelles...) de la communauté considérée qui le dira. Interactions d'autant plus complexe et dynamiques que les sociétés sont développées et interdépendantes.
De ce point de vue, je crois qu'il serait vraiment ambitieux d'essayer de prévoir comment le réchauffement que nous connaissons actuellement va influer sur nos propres sociétés et d'essayer de deviner des gagnants et des perdants, comme le font manifestement certains pays qui ne collaborent pas aux efforts de réduction des émissions.
Nous pouvons sans doute, au moins en partie, prévoir les impacts du changement climatique actuel sur notre environnement physique mais beaucoup moins sur notre environnement humain. Et à l'arrivée, le résultat peut se révéler assez contre-intuitif...
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Tuesday, 11 October 2016
Ce quil faut comprendre avant de choisir un fournisseur délectricité verte
Dans cette période où l'on parle beaucoup de transition énergétique, certains fournisseurs d'électricité proposent à leurs clients de prendre les devants en adoptant une offre "d'électricité verte". Ces offres se retrouvent aussi bien chez des acteurs historiques (comme GDF-Suez avec AlpEnergie) que chez des fournisseurs spécialisés (comme Enercoop ou Lampiris).De quoi s'agit-il ? Et surtout : choisir une telle offre permet-il réellement de soutenir les filières renouvelables ? La réponse, nous allons le voir, varie d'un fournisseur à l'autre...
Acheter de l'électricité verte : une fiction
Si vous pouvez acheter des produits bio, c'est grâce à leur traçabilité : il est possible de connaitre l'origine du produit et donc les méthodes utilisées par son producteur.
A l'inverse, il n'existe pas de traçabilité de l'électricité, une fois qu'elle est injectée sur le réseau électrique personne ne peut dire d’où vient un électron et comment il a été produit. Par conséquent, sauf à être relié directement à la source (par exemple si vous avez des panneaux solaires sur votre toit), vous ne pouvez pas décider de vous fournir en électricité auprès d'un producteur plutôt que d'un autre.
Comment dans ce cas s'assurer que vous achetez de l'électricité issue d'une éolienne ou d'une centrale nucléaire ? En fait, il faut distinguer 2 flux sur le marché de l'électricité :
- Un flux physique qui suit le réseau de transport et de distribution des centrales jusqu'à votre prise
- Un flux contractuel avec des opérations d'achat et de vente qui vont de la vente par le producteur à l'achat par le particulier en passant par au moins un intermédiaire qui achète l'électricité auprès des producteurs (en gré à gré) ou sur le marché puis vous la revend.
Le système des garanties d'origine
Ce système s'adresse aux producteurs d'électricité utilisant soit une énergie renouvelable (hydroélectricité, énergie éolienne, solaire thermique ou photovoltaïque, biomasse, géothermie...), soit la cogénération (production d'électricité à partir d'une énergie qui aurait été perdue sinon). Lorsque ces producteurs injectent de l'électricité sur le réseau, RTE leur délivre une garantie d'origine pour la quantité d'énergie injectée.
Ces producteurs peuvent ensuite revendre la garantie d'origine en compagnie du volume d'électricité correspondant. Au bout de la chaine, les fournisseurs d'électricité verte doivent présenter régulièrement à leurs clients des garanties d'origine pour un volume correspondant à leurs consommations.
Ce système trouve son origine dans une directive du parlement européen de 2009, mais à quelques variation près il est en vigueur en France depuis 2006 (on parlait auparavant de certificats verts qui ont disparu définitivement début 2012).
Ce que la garantie d'origine garantit et ce qu'elle ne garantit pas
En bref, si vous souscrivez à une offre d'électricité verte, le système de garantie d'origine vous assure que votre fournisseur a acheté un volume d'électricité équivalent à votre consommation auprès de producteurs d'électricité verte.
En revanche, ce système ne garantit pas :
- Que les électrons que vous consommez proviennent d'une énergie renouvelable.
- Que l'électricité que vous achetez n'aurait pas été produite sans votre achat : dans la plupart des cas vous n'aurez fait que "réserver" une énergie qui aurait été produite de toute façon. En d'autres termes en optant pour une offre d'électricité verte, vous aurez augmenté la part du renouvelable dans votre consommation d'énergie en la faisant baisser dans le mix des consommateurs ordinaires, pas en augmentant la production.
- Que vous financez réellement une filière renouvelable : la plupart des garanties d'origine viennent de barrages hydroélectriques - sources renouvelables, certes, mais construites pour la plupart dans les années 50 et déjà largement rentabilisés. Si vous souhaitez soutenir les investissements dans des filières renouvelables en cours d'émergence comme l'éolien, la biomasse ou le solaire, il faudra vous assurer avec votre fournisseur qu'il achète de l'électricité auprès de ces producteurs et qu'il leur offre des conditions satisfaisantes (prix négociés, contrats à long terme...)
* * *
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Publié le 30 décembre 2012 par Thibault Laconde
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La COP21 sera t elle un succès et autres tentatives plus ou moins imprudentes de divination
Mais que va-t-il vraiment se passer pendant ces deux semaines. Comme disait l'autre, "la prédiction est un art difficile, surtout lorsqu'elle concerne l'avenir", mais il faut savoir vivre dangereusement...
Voici donc en 4 questions, ce qui va vraisemblablement se passer et pourquoi :
- Y aura-t-il un accord juridiquement contraignant ?
- Sera-t-il suffisant pour rester sous le seuil des 2°C ?
- Qui seront les pays au centre des discussions ?
- Et pour finir, est-ce que la COP21 sera un succès ?
[Edit] Pour savoir ce qu'il s'est passé pendant la COP21, vous pouvez desormais télécharger mon analyse de l'Accord de Paris et de ses implications technologiques et économiques
Y aura-t-il un accord juridiquement contraignant ?
Oui, mais pas entièrement.
Les pays ne se séparent presque jamais après une COP sans un accord (la seule exception est la COP6 de La Haye). La question n'est donc pas s'il y aura un accord à la COP21 mais à quoi il ressemblera. Et en particulier : la conférence de Paris pourra-t-elle aboutir à un texte juridiquement contraignant ?
Un accord juridiquement contraignant s'impose sur le droit national des pays qui le ratifient : une fois que vous vous êtes engagé, vous ne pouvez plus revenir en arrière même en modifiant votre loi ou votre constitution. C'est donc, en théorie, un engagement très fort. Et comme les règles de l'ONU impose l'unanimité, il est toujours difficile d'y parvenir.
Mais si l'accord de Paris ne sera pas entièrement juridiquement contraignant, c'est pour une autre raison : Barack Obama n'a ni le temps, ni les moyens politiques d'obtenir le vote des deux-tiers du Sénat, comme l'impose la Constitution américaine pour la ratification des accords internationaux.
Il peut s'en sortir par une pirouette juridique : le président des États-Unis peut engager son pays sans passer par le Sénat avec un "executive agreement". De nombreux juristes ont planché sur la question et le consensus qui se dégage est qu'Obama pourrait signer sans l'accord du Sénat à condition que le texte ne contienne pas d'engagement d'émission ni de financement.
Évidemment, cela réduit fortement les ambitions... Mais a-t-on le choix ? Les États-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre de la planète et il est peu probable que les grands pays émergents, Inde (3e émetteur) et Chine (1ère) en tête, signent s'ils ont un doute sur l'engagement américain.
Sauf à créer une coquille vide, la communauté internationale est donc obligée de tailler un texte sur mesure pour les États-Unis. Cette contrainte exclut un accord entièrement juridiquement contraignant, il est probable que le texte qui sortira de la COP21 sera hybride : avec des parties contraignantes (probablement la procédure de révision des engagements) complétés par des engagements politiques (sur les émissions et les financements).
Est-ce que l'accord permettra de rester sous le seuil de 2°C ?
Non.
C'est l'autre point-clé du mandat de Durban, hérité de la conférence de Copenhague : la communauté internationale veut limiter la hausse de la température moyenne à 2°C entre le début de l'ère industrielle et la fin du XXIe siècle.
Les engagements de réduction des émissions qui seront pris à Paris (et qui n'auront pas de valeur juridique, cf. paragraphe précédent) seront sans doute insuffisants pour atteindre cet objectif. En effet, en amont de la conférence, les participants ont été invités à communiquer les engagement qu'ils sont prêts à prendre (aussi appelés INDC). Lorsque l'on agrège ces chiffres et qu'on les entre dans un modèle climatique, on voit qu'on se trouve sur la trajectoire d'une hausse de 3°C plutôt que de 2.
Un degrés de plus, ça peut paraître peu mais cela correspond à plusieurs centaines de milliards de tonnes de dioxyde de carbone. Même si on est pas à l'abri d'une bonne surprise et d'engagements plus ambitieux annoncés pendant la conférence, il est peu probable qu'ils soient suffisants. C'est la raison pour laquelle il est important que l'accord contienne des clauses de revoyure, prévoyant un examen et une révision régulière des engagements.
Quels pays vont bloquer ? Quels pays vont être au centre des discussions ?
Les pays pétroliers et les grands émergents
Les INDC permettent également de deviner le rôle des différents pays, et deux choses semblent évidentes :
- Les pays pétroliers n'ont pas caché leurs mauvaise volonté : seuls deux pays membres de l'Organisation des Pays Producteurs de Pétrole ont publié leurs INDC dans les temps (l'Algérie et l'Equateur). Et lorsque, comme l'Arabie Saoudite, ils ont fini par rendre leurs copies elles se sont révélées très décevantes.
- La Chine et l'Inde sont désormais au coeur du problème. Au début des années 90, le changement climatique était surtout un problème européen et américain. Depuis la Chine a connu un développement fulgurant et elle est devenue le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre en 2007, l'Inde suit aujourd'hui le même chemin. D'après les INDC, en 2030, l'Inde et la Chine devraient être les deux premiers pollueurs de la planète très loin devant les États-Unis et l'Union Européenne.
D'ici 15 ans, les émissions de ces deux pays devraient écraser celles des autres grandes économies : la Chine émettra 5 fois plus que l'Europe, l'Inde 3 fois plus. Et les émissions australiennes, par exemple, ne représenteront plus que 3% des émissions chinoises... Dans ces conditions, la Chine et l'Inde vont se retrouver au coeur des discussions : compte-tenu des volumes en jeu un effort supplémentaire de leur part, même quelques dixièmes de pourcents, sera significatif ! La position de l'Inde, qui est traditionnellement très attachée au droit au développement, sera particulièrement observée.
Alors, la COP21 sera un succès ou un échec ?
Tout dépend ce qu'on en attend...
Vous l'aurez compris à ce stade, il y aura vraisemblablement un accord le 11 décembre mais il sera insuffisant et très en recul par rapport aux objectifs affichés par le mandat de Durban.
Mais d'un autre coté, le texte qui sortira de la COP21 sera sans doute le plus ambitieux et le plus complet de l'histoire des négociations climatiques : pour la première fois tous les pays devraient être à bord et s'engager sur une trajectoire de réchauffement beaucoup plus basse que les 4 à 5°C que nous aurions si nous ne faisions rien. La conférence de Paris devrait aussi permettre de redéfinir une méthode et des principes qui remettent les discussions sur les rails après 20 ans d'échec.
Alors est-ce que ça en fait un échec ou un succès ? Une chose est sure : la question du changement climatique ne sera pas résolue à la fin du sommet : les engagements pris devront être vérifiés et revus régulièrement, ils devront être déclinés dans les politiques nationales, mis en oeuvre par les collectivités, les entreprises et les consommateurs... Même si je m'attend à un succès, la conférence de Paris sera plus un nouveau départ qu'un aboutissement.
Publié le 29 novembre 2015 par Thibault Laconde
Publié le 29 novembre 2015 par Thibault Laconde
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Friday, 30 September 2016
Trouver un endroit où dormir à létranger

La France est un beau pays qui mérite bien de passer au moins 1 mois pour visiter chaque région ; mais on a aussi envie de visiter l'étranger pour mieux comprendre les autres et pour s'ouvrir l'esprit.
Se pose alors la question y a t-il des aires de services et où ? y a t-il des camping et où ?
Je commence un article pour vous guider ; il s'enrichira au fil du temps.
Si vous faites une trouvaille, n'hésitez pas à me mettre un commentaire en bas de cette page (en cliquant sur le lien aucun commentaire, s'il y a 0 commentaire), cela aidera tout le monde.
Aires de service
Pour la France et l'Europe, sites intéressants en Français pour les aires de service :
- camping-car.com ; il faut une connexion internet pour y accéder
- campingcar-infos.com ; il faut une connexion internet pour y accéder, ou acheter une clé USB préchargée
- campercontact.com ; il faut une connexion internet pour y accéder, il y a en plus le Maroc ; il faut cliquer sur la carte pour afficher le pays ; les aires sont indiquées par des points ; cliquer sur un point pour afficher ses caractériqtiques
- airecampingcar.com : il faut une connexion internet pour y accéder
- le site de Jean Pierre HAUGUET ; une page liste les pays visités par l'auteur avec ses recommandations ; l'expérience des autres est toujours utile ! même si ce n'est pas ergonomique...
- camping-car.org ; il propose plus de pays, et surtout il permet de télécharger sur votre ordinateur les POI (ou PI ou Waypoint) pour les charger ensuite sur votre GPS, la classe !
Je vous rappelle le format des fichiers POI des 2 GPS que je recommande :
- GPX ou CSV pour un GPS Garmin
- OV2 pour un GPS Tomtom, ou pour le logiciel Copilot Live sur smartphone ou tablette
Pour le mode d'emploi, je vous renvoie vers mon article tout sur les POI
Il y a aussi les sites suivants :
Campings
Pour la France et l'Europe, sites intéressants en Français pour les campings :
Il y a aussi les sites suivants :
- ESPAGNE : Aeras de servicios : les aires de service en Espagne à télécharger au format pdf (Acrobat Reader), pour ensuite imprimer ou mieux, mettre sur votre tablette
Autocaravanismo : site en Espagnol avec aires de service à télécharger - ANGLETERRE et IRLANDE : ukmotorhomes.net en Anglais
Motorhome_friendly : en Anglais, permet de télécharger au format .pdf toutes les aires Anglaises - ITALIE : turismo itinerante en Italien
caravancamper en Italien - PORTUGAL : airecampingcar en Français
clube autocaravanista : en Portuguais, permet de télécharger au format .pdf toutes les aires Portuguaises
Nota : pour les sites en langue étrangère, vous pouvez demander à Google de traduire la page
Campings
Pour la France et l'Europe, sites intéressants en Français pour les campings :
- ASCI Eurocampings ; il faut une connexion internet pour y accéder
- campingcardinternational.com ; il faut une connexion internet pour y accéder
- archiescampings ; POI téléchargeables
Guides papier en Français que vous pouvez commander sur internet :
- le guide de la FFCC (fédération Française de Camping Car)
- les guides Michelin
- sur le site Mon-camping-car
- le guide du Maroc d'extrem-sud.com
A suivre...
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